Le divorce par consentement mutuel (DCM) est la forme de divorce la plus utilisée en France. Il suppose que les deux époux s'accordent à la fois sur le principe du divorce et sur l'ensemble de ses conséquences : partage des biens, résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire.
Les étapes de la procédure
1. La consultation de deux avocats distincts
Chaque époux doit être assisté par son propre avocat. Il s'agit d'une obligation légale destinée à garantir l'équilibre de la négociation et la protection des intérêts de chacun. Les époux ne peuvent pas partager le même avocat.
2. La rédaction de la convention de divorce
Les deux avocats rédigent ensemble une convention réglant l'ensemble des conséquences du divorce :
- La garde des enfants et le droit de visite et d'hébergement
- Le montant de la pension alimentaire
- Le partage des biens immobiliers et mobiliers
- La prestation compensatoire si l'un des époux subit une disparité de niveau de vie
- Le sort du logement familial
3. Le délai de réflexion obligatoire
Une fois le projet de convention établi, chaque époux dispose d'un délai de réflexion de 15 jours avant de pouvoir le signer. Ce délai est d'ordre public et ne peut être réduit.
4. La signature et le dépôt chez le notaire
Après ce délai, les époux signent la convention en présence de leurs avocats respectifs. La convention est ensuite déposée chez un notaire qui lui confère force exécutoire. À ce stade, le divorce est prononcé.
Quel est le délai total ?
En pratique, un divorce par consentement mutuel prend entre 1 et 3 mois selon la complexité des accords à trouver et la disponibilité des parties.
Quand le juge intervient-il encore ?
Le passage devant le juge aux affaires familiales reste obligatoire lorsqu'un enfant mineur demande à être entendu par le juge. Dans ce cas, la procédure suit une voie judiciaire légèrement différente mais reste amiable.